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La préservation de l'eau

Environnement

UNE POLITIQUE DE PRESERVATION DE L’EAU

L’alimentation en eau potable est un enjeu de santé publique pour les générations actuelles et futures. La protection de la ressource utilisée pour la production d’eau potable vise à assurer aux consommateurs une alimentation en eau potable de qualité pour éviter tout risque sur le plan sanitaire. La démarche de protection du captage soutenue par la Communauté de Communes Caux Austreberthe s’inscrit dans une volonté de gestion raisonnée de la nappe d’eau souterraine.

 

LE CYCLE DE L’EAU POTABLE

Naturellement, l’eau suit un parcours entre les grands réservoirs d'eau liquide, solide ou de vapeur d'eau sur Terre. Elle emprunte diverses formes (pluviométrie, infiltration souterraine, ruissèlement superficiel, etc). C’est le grand cycle de l’eau. Grâce à ce cycle naturel les hommes ont accès à une eau de qualité stockée dans le sol et sous-sol. Cette eau stockée est prélevée, traitée, distribuée, utilisée, dépolluée et relâchée dans le milieu naturel. C’est le petit cycle de l’eau (ou le cycle domestique). Ce cycle artificiel ne doit pas dégrader le milieu hydrologique.

 

Quel chemin emprunte l’eau jusqu’au robinet?

L’eau que l’on obtient au robinet est issu d’un réservoir d’eau situé dans le sous-sol, c’est ce que l’on appelle la nappe d’eau souterraine. Cette eau souterraine est pompée et remontée à la surface par des puits profonds de plusieurs dizaines de mètres afin de puiser dans des veines d’eau productives. Ces puits sont appelés captages.

Le captage de Limésy-Becquigny prélève 3 300 m3 d’eau par jour à un débit maximum de 400 m3 par heure via 1 unique puit métallique profond de 40m et 3 pompes qui puisent à 18 m de profondeur. 

Cette eau est ensuite traitée puis acheminée vers les châteaux d’eaux et enfin distribuée à chaque habitation par des canalisations.

 

LES SOURCES DE POLLUTION DE L'EAU SOUTERRAINE

Les activités humaines menées en surface ne sont pas sans impact sur la ressource en eau souterraine.  Ceci est particulièrement vrai dans notre région où le sous-sol se présente comme un « gruyère karstique » ne jouant pas toujours correctement son rôle de filtre naturel. 

En effet, le sol est traversé par de multiples cavités souterraines appelées bétoires. Il s’agit d’entonnoir naturel formé par dissolution de la craie et fissuration de la roche. C’est une zone d’infiltration rapide des eaux de ruissèlements vers les eaux souterraines. L’eau superficielle rejoint la nappe en quelques heures ou quelques jours seulement.

Les sources chroniques de pollutions proviennent :

- De l’usage agricole de nitrates et pesticides, bien que des efforts conséquents aient été entrepris depuis plusieurs années

-Du désherbage chimique de certaines parties des linéaires de chemins de fer et routes

- De rejets d’eaux usées industrielles

- De l’utilisation de pesticides dans les jardins privés et les espaces communaux.

 

LA QUALITE DE L'EAU POTABLE

L’eau du robinet est en France l’aliment le plus contrôlé. Elle fait l’objet d’un suivi sanitaire permanent destiné à en garantir la sécurité sanitaire. La qualité de l’eau est testée au niveau des captages (eaux brutes), à la sortie des stations de traitements (eaux mises en distribution) et sur le réseau de distribution jusqu’au robinet du consommateur.

 

Pollution par les produits phytosanitaires

Les analyses en laboratoire ont pour objectif de mesurer la teneur dans l'eau des substances actives des produits phytosanitaires. Pour que la détection de la présence d'un produit soit possible, il est nécessaire que la teneur soit supérieure à la limite de détection. En deçà de cette limite, la concentration est trop faible pour que la molécule soit observée. La limite de qualité constitue le seuil le plus important : il ne doit pas dépasser 0,1µg/L par molécule et à 0,5 µg/L pour la teneur totale en pesticides dans l’eau.

Les dépassements de la limite de qualité observés dans l’eau potable sont induits par des produits utilisés :

  • Pour les traitements herbicides et fongicides en agriculture,
  • Pour l’entretien des jardins et espaces privés des particuliers,
  • Pour la gestion des espaces publics communaux et l’entretien des linéaires routiers et ferrés.

 

Pollution par les nitrates

La limite de qualité pour la teneur en azote de l’eau potable se trouve à 50 mg/L.

Sur le territoire, la tendance d’évolution des nitrates dans l’eau est en légère hausse sur le temps long. Les teneurs oscillent entre 35 et 40 mg/L.